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Médecines alternatives oubliées, dépassées ou encore utiles ?

L’homéopathie et les fleurs de Bach ont longtemps occupé une place de choix dans la médecine douce. Pourtant, depuis quelques années, l’homéopathie n’est plus remboursée en France. En effet elle est reléguée au rang de « médecine alternative » sans preuve suffisante de son efficacité. Faut-il en conclure que ces approches ne fonctionnent pas ? Rien n’est moins sûr.

L’homéopathie : une approche fondée sur la similitude

Inventée à la fin du XVIIIe siècle par Samuel Hahnemann, médecin allemand, l’homéopathie repose sur un principe simple : “le semblable soigne le semblable”. Selon cette théorie, une substance provoquant des symptômes chez une personne en bonne santé peut, à très faible dose, soigner ces mêmes symptômes chez une personne malade.

Ainsi, au lieu de combattre directement un symptôme comme le fait la médecine allopathique (la médecine classique), l’homéopathie propose de stimuler les capacités d’auto-guérison de l’organisme. En pratique, les remèdes sont dilués de façon extrême, parfois au point que la substance initiale n’est plus détectable. Et c’est là que la controverse s’installe.

Une efficacité controversée, mais une utilité reconnue

En France, le déremboursement des traitements homéopathiques en 2021 a fait couler beaucoup d’encre. Ce choix s’appuie sur des études scientifiques affirmant que l’homéopathie ne fait pas mieux qu’un placebo. Pourtant, dans la réalité, de nombreux patients et professionnels de santé continuent de l’utiliser.

Pourquoi ? Parce que dans certains cas, l’homéopathie fonctionne comme complément ou alternative. Par exemple, pour les troubles du sommeil, les douleurs articulaires légères, les états grippaux ou encore les problèmes digestifs, les utilisateurs disent ressentir un mieux-être. De plus, contrairement à de nombreux médicaments classiques, les remèdes homéopathiques ne présentent pas d’effets secondaires.

En prévention, l’homéopathie pourrait aussi jouer un rôle. De nombreuses personnes l’utilisent avant les changements de saison, en période d’examen, ou lors de situations de stress prolongé. Ce n’est pas une baguette magique, certes, mais un soutien global de terrain, qui mérite peut-être plus d’études indépendantes pour mieux comprendre son action.

Les Fleurs de Bach : l’émotion au cœur du soin

Apparues dans les années 1930 grâce au Dr Edward Bach, médecin anglais, les fleurs de Bach s’inscrivent dans une vision très différente : elles ne soignent pas le corps, mais les émotions. L’idée fondatrice est simple : derrière chaque trouble physique, il y aurait un déséquilibre émotionnel.

Les fleurs de Bach sont préparées à partir d’élixirs floraux, chaque fleur correspondant à un état émotionnel précis : peur, colère, doute, tristesse, fatigue, etc. Parmi les plus célèbres, on retrouve le Rescue Remedy, un mélange de cinq fleurs destiné à calmer les états de choc, de panique ou d’angoisse intense.

Retour sur une mode oubliée ?

Il y a 45 ans, les fleurs de Bach étaient très populaires. Dans les cercles de naturopathie, chez les thérapeutes holistiques, et même dans certaines familles, les flacons faisaient partie des trousses de secours. Aujourd’hui, on les retrouve encore dans les pharmacies et boutiques bio, mais leur usage s’est un peu effacé au profit d’autres approches (comme les huiles essentielles ou la sophrologie).

Pourtant, les élixirs floraux n’ont pas perdu de leur pertinence. Ils sont particulièrement utiles en période de transition : déménagement, séparation, deuil, grossesse… ou même lors d’un simple coup de blues passager. Ils ne se substituent pas à un traitement médical, mais peuvent accompagner efficacement une démarche thérapeutique.

En conclusion

Homéopathie et fleurs de Bach ne sont pas des remèdes miracles. Cependant, elles peuvent jouer un rôle complémentaire, en douceur, dans une vision plus globale de la santé. Leur faible coût, l’absence d’effets secondaires, et leur potentiel en prévention les rendent intéressantes dans certaines situations.

Alors, doivent-elles être écartées simplement parce qu’elles ne rentrent pas dans les cases de la médecine conventionnelle ? Ou bien au contraire, peut-on envisager une cohabitation respectueuse entre plusieurs approches du soin, où le corps et l’esprit sont traités comme un tout indissociable ?

En fin de compte, ce sont peut-être les patients, plus que les politiques de remboursement, qui détiennent la réponse.

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